<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?>
<rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom">
<channel>
<atom:link href="http://nimlatoastergirl.hautetfort.com/le_petit_dico_neo-zelandais/index.rss" rel="self" type="application/rss+xml" />
<title>Métaphysique du kiwi - le_petit_dico_neo-zelandais</title>
<description>Métaphysique du kiwi</description>
<link>http://nimlatoastergirl.hautetfort.com/le_petit_dico_neo-zelandais/</link>
<lastBuildDate>Thu, 08 May 2008 10:21:06 +0200</lastBuildDate>
<generator>HautetFort.com</generator>
<copyright>All Rights Reserved</copyright>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://nimlatoastergirl.hautetfort.com/archive/2008/02/06/waitangi-day-ou-comment-une-vaste-entourloupe-orchestree-par.html</guid>
<title>Waitangi Day, ou comment une vaste entourloupe orchestrée par les colons britanniques à destination des Maoris se retourne aujourd'hui contre eux.</title>
<link>http://nimlatoastergirl.hautetfort.com/archive/2008/02/06/waitangi-day-ou-comment-une-vaste-entourloupe-orchestree-par.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>Le petit dico néo-zélandais</category>
<pubDate>Wed, 06 Feb 2008 02:25:00 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;(Ou encore : Waitangi Day, le jour où la France s'est fait chiper la Nouvelle-Zélande sous le nez.)&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Aujourd'hui 6 février, c'est le &lt;b&gt;Waitangi Day&lt;/b&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;J'ai écrit un article pour &lt;a href=&quot;http://kiwifrenchmag.hautetfort.com&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;KFM&lt;/a&gt; sur le sujet, et comme un peu de culture ne fait de mal à personne, je vous le propose également ici. Le ton est volontiers didactique et neutre : il ne s'agit pas d'entrer dans la polémique (le titre de ma note n'est qu'un petit plaisir, puisqu'il est autrement plus neutre dans l'article sur KFM).&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Le 6 février est un jour férié en Nouvelle-Zélande, pour célébrer la signature du traité de Waitangi en &lt;b&gt;1840&lt;/b&gt;, acte fondateur de la Nouvelle-Zélande contemporaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le traité est le résultat de la conjonction de plusieurs évènements.&lt;br /&gt; Dans la première partie du dix-neuvième siècle, la Nouvelle-Zélande était quelque peu délaissée par les autorités européennes, car l'intérêt des colons se portait plutôt vers l'Afrique et l'Asie. La colonisation du pays s'effectuait ainsi dans une anarchie certaine, entre règlements de compte raciaux et confiscation abusive des terres. De plus, la Nouvelle-Zélande dépendait juridiquement de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie : l'éloignement du centre judiciaire rendait inefficace toute action de la justice.&lt;br /&gt; La Couronne Britannique décide alors d'envoyer en 1833 un représentant chargé du maintien de l'ordre, James Busby. Cependant, sans troupes pour les appuyer, ses tentatives de rétablissement de l'ordre et de ralliement des tribus maories s'essouflent et échouent. Premier pas vers la colonisation, l'action de James Busby se révèle malgré tout sans effet, et les colons s'organisent en milices pour se protéger des maoris qui contestent la confiscation de leurs terres.&lt;br /&gt; Les autorités britanniques ne pouvant décemment laisser le pays plonger dans une ambiance far-west des plus chaotiques, une intervention plus importante est décidée.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En parallèle, l'Angleterre industrielle surpeuplée est en quête de nouvelles terres pour déverser son trop-plein de population. La Nouvelle-Zélande, contrée riche en matières premières et propice aux cultures agricoles, s'impose aux gouvernements comme une destination idéale. Certains spéculateurs, à l'instar d'Edward Gibbon Wakefield qui fonde la New Zealand Company, se lancent également dans de grandes opérations d'achat de terres néo-zélandaises pour ensuite les revendre aux financiers européens. Les Eglises anglicane et presbytérienne s'intéressent aussi de près à cette terre des antipodes et veulent en faire une théocratie. La Couronne n'a d'autre choix que de réglementer la colonisation, sous peine de voir la Nouvelle-Zélande lui échapper au profit des spéculateurs et des religieux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De surcroît, la rivalité entre la France et l'Angleterre prend une nouvelle dimension avec la Nouvelle-Zélande. Les Français ont déjà posé le pied à plusieurs reprises en Aotearoa (nom de la Nouvelle-Zélande en maori), et les Anglais ne veulent pas risquer de perdre cette colonie potentielle. Il leur faut officialiser la colonisation en premier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La Couronne envoie alors le capitaine William Hobson, nommé Lieutenant-Gouverneur de la Nouvelle-Zélande sous l'autorité de la Nouvelle-Galles du Sud. Il touche terre une semaine après que les premiers &quot;colons Wakefield&quot; se soient installés près de la future Wellington. Aidé de Busby, Hobson convainc certains chefs maoris de signer un traité dans le but de réglementer les relations entre les Maoris et les Pakeha (les non-Maoris). L'application du Traité devient effective quelques mois plus tard, permettant aux Anglais de planter leur drapeau sur Akaroa vingt-quatre heures avant les Français. Puis en novembre de la même année, la Nouvelle-Zélande est officiellement déclarée colonie à part entière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Traité est court, composé de trois articles seulement.&lt;br /&gt; - L'article premier reconnaît la souveraineté de la Reine d'Angleterre sur la Nouvelle-Zélande.&lt;br /&gt; - L'article deux garantit aux chefs signataires le maintien de leurs prérogatives et de leurs possessions immobilières, et il précise que les Maoris ne peuvent vendre qu'à la Couronne (de manière à interdire la spéculation anarchique).&lt;br /&gt; - L'article trois garantit l'égalité entre Maoris et sujets de la Couronne Britannique.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://nimlatoastergirl.hautetfort.com/media/00/01/b786fe3aec3381ae0d9cde726139a435.jpg&quot; id=&quot;media-825282&quot; alt=&quot;b786fe3aec3381ae0d9cde726139a435.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.7em 0pt&quot; name=&quot;media-825282&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;i&gt;Vue d'artiste sur la signature du Traité de Waitangi.&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le Traité de Waitangi fait partie du mythe fondateur de la nation néo-zélandaise, mais aujourd'hui encore le débat est intense et les critiques nombreuses.&lt;br /&gt; - Le Traité n'a été signé que par certains chefs Maoris, et il est possible que beaucoup d'entre eux n'aient pas réellement compris de quoi il s'agissait. En outre, environ cinq cents chefs ont refusé de le signer.&lt;br /&gt; - La traduction en Maori est sujette à de nombreuses ambiguïtés quant aux notions de gouvernement, d'autorité et de possession. Par exemple, la notion de propriété des Maoris est complètement différente de celle des européens : les chefs Maoris se voyaient comme des &lt;i&gt;kaitiaki&lt;/i&gt;, des gardiens de la terre, et dans la pratique seul l'usage de la terre et non la terre elle-même était vendable, pour un temps et dans un but donnés. Cette conception est évidemment en opposition avec l'acception anglo-saxonne du concept de propriété.&lt;br /&gt; - Le Traité de Waitangi ne fut jamais ratifié par la Couronne d'Angleterre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Malgré une légalité artificiellement construite et parfois douteuse, le Traité eut néanmoins des conséquences positives. Dans un premier temps les Maoris cessèrent de subir des opérations d'achats de leurs terres à des prix dérisoires par des colons peu scrupuleux. Grâce à l'intermédiaire de la Couronne et à la législation, les transactions entre Maoris et Pakeha devinrent fructueuses pour les deux parties.&lt;br /&gt; Mais peu à peu les Maoris rechignèrent à continuer la vente de leurs terres, tandis que de plus en plus de colons souhaitaient venir s'installer en Nouvelle-Zélande. Ce déséquilibre de l'offre et de la demande motiva certains fonctionnaires à s'impliquer dans des transactions douteuses, ce qui provoqua des mouvements de révolte réprimés dans le sang et par la confiscation de nouvelles terres. L'escalade de la violence déboucha sur les guerres maories, qui refroidirent les relations entre Maoris et Pakeha pour de nombreuses années. Nous en parlerons plus précisément dans un prochain article.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aujourd'hui pourtant, le Traité est un argument de défense pour le peuple Maori, qui s'appuient sur ses articles pour revendiquer la restitution de terres et de biens confisqués. Ce mouvement assez récent de revendications maories s'est traduit par l'établissement du Tribunal de Waitangi le 10 octobre 1975, qui traite tous les cas de violation du Traité depuis 1840. The Treaty of Waitangi Act de 1975, acte fondateur du Tribunal, a également donné au Traité de Waitangi un statut officiel au sein de la législation kiwi. Son interprétation n'en reste pas moins sujette à débat : pour certains, il consacre l'union de deux peuples en un seul, tandis que pour d'autres, il n'est que le symbole d'un partenariat entre la Couronne Britannique et les Maoris. Cette dualité d'interprétation sous-tend aujourd'hui encore toute la vie politique néo-zélandaise.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;i&gt;Sources :&lt;br /&gt; - Nouvelle-Zélande, dans la collection Terres d'Océanie aux éditions Au vent des îles.&lt;br /&gt; - &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_waitangi&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;L'article sur le Traité de Waitangi sur Wikipédia&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Image : Wikipédia&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
<item>
<guid isPermaLink="true">http://nimlatoastergirl.hautetfort.com/archive/2007/11/20/question-de-vocabulaire.html</guid>
<title>Question de vocabulaire</title>
<link>http://nimlatoastergirl.hautetfort.com/archive/2007/11/20/question-de-vocabulaire.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>Le petit dico néo-zélandais</category>
<pubDate>Tue, 20 Nov 2007 05:14:33 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, première vraie et longue discussion avec une anglophone au cours d'un repas. Je suis obligée d'étaler (avec effroi) mon accent lamentable, mais ce n'est pas l'important. Car aujourd'hui j'ai appris mon premier mot &quot;local&quot;. Il s'agit du verbe &lt;b&gt;&lt;i&gt;to skite&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;, qui signifie parler à tout le monde de sa réussite ou de la réussite d'un ses proches. Se vanter à tort et à travers, en quelque sorte (je sais, l'expression n'existe pas, mais je fais ce que je veux avec ma langue maternelle).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A propos de distorsion de la langue, voici un petit lien très drôle pour avoir l'air d'être savant dans une conversation tout en vous foutant de la pomme de votre interlocuteur : &lt;a href=&quot;http://www.cledut.net/xylo.htm&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;la page officielle de défense et d'illustration de la langue xyloglotte&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
</item>
</channel>
</rss>