jeudi, 08 mai 2008

Atteinte de globe-trottite aigue

Je fais une petite pause dans le recit de mes aventures neo-caledoniennes pour vous informer que je suis toujours en vie. Je suis actuellement a Sydney, et ce, depuis mardi. Je rentre en France lundi.

A mon retour, vous aurez droit a la suite et fin de mon recit en Nouvelle-Caledonie (interrompu en raison de mon depart et d'un trop plein de travail au cours de ma derniere semaine a nelson). Puis je vous raconterai les peripeties depuis deux semaines, entre la Nouvelle-Zelande et l'Australie. Rassurez-vous, tout s'est bien passe jusqu'a present, mais j'ai pas mal bouge en deux semaines et donc j'ai plein de choses a raconter.

En dix jours, je suis remontee de Wellington a Auckland en voiture (plus de 1300 kilometres), en passant par Wanganui, New Plymouth, Waimoto Caves et Hamilton, avec un petit detour par Whangarei. Je vous mettrai une carte plus tard, pour que vous reperiez tout ca.

Sydney, c'est un peu un choc apres six mois en Nouvelle-Zelande. C'est huge, c'est very crowded, et les gens courent partout. Mais c'est une chouette ville, avec de jolis coins et une belle lumiere. Je vous en raconterai plus, plus tard, avec plein de photos en prime.

Soyez sages d'ici la !

 

NB : Toutes mes excuses pour l'absence d'accents, j'utilise un clavier qwerty de cybercafe. 

mercredi, 16 avril 2008

Dites...

... y'a personne qui voudrait chercher un appart' sur Toulouse à ma place ? Parce que j'aimerais bien rester ici quelques temps encore... C'est vrai quoi, mon visa n'expire qu'en novembre ! Et puis c'est plus facile de trouver du travail en Nouvelle-Zélande qu'en France.

C'est donc une annonce officielle des plus sérieuses.

Faites une bonne action, sauvez une Nim' ! Et accessoirement, trouvez-lui un appart'.

(Je rétribue en bouteilles de vin néo-zélandais.)

samedi, 22 mars 2008

Le soleil se couche toujours à l'ouest.

Il est présentement quatre heures et demi du matin, je suis à un peu moins de trois heures de partir à l'aéroport pour m'envoler vers Nouméa. Je suis fière de moi, mes affaires sont repassées et ma valise (quasiment) prête. Je n'oublie pas l'appareil photo, le chargeur, le mp3 et le laptop. Parce que bon, j'y vais aussi et surtout pour travailler et trouver de la matière pour de nouveaux articles sur KFM. Evidemment, le mp3, c'est parce que je ne peux pas vivre sans musique. Et il ne faut pas que j'oublie de prendre des livres aussi. Hm.

Je n'ai pas dormi cette nuit, car nous avons fait un dîner fastueux en compagnie d'Hervé, le mari de Sylvie fraîchement débarqué du ferry pour entretenir les marmots et emmener le B&B à l'école pendant notre absence. Hervé est un Marseillais pure souche, et un artiste peintre qui pique des crises parce que la tronche des assiettes ne lui revient pas. De plus, il est un tantinet maniaque sur le ménage, et, euh, comment dire ?... Sylvie et moi ne le sommes pas trop. Et je ne parle même pas de la gueule du jardin.
Quoiqu'il en soit, bonne soirée, et bons fous rires. L'ennui c'est qu'à midi nous avons eu droit à un apéritif impromptu avec des amis de Sylvie. Et du coup, nous n'avons pas pu avancer de la journée sur nos travaux. Alors voilà, comme je préfère partir l'esprit libre, je ne me suis pas couchée cette nuit.

J'aime bien passer une nuit blanche, même si j'y arrive rarement. Au sentiment d'étrangeté du temps qui s'étire au compte-gouttes s'ajoute l'appréhension du départ. Je suis toujours angoissée la veille d'une grande échéance. A juste titre quand il s'agit d'un examen, mais avec plus d'ambiguïté quand je suis sur le point de partir en voyage. Après tout, je ne pars pas à l'aventure, ni en Amazonie combattre des pythons géants. Et pourtant, j'ai systématiquement un noeud au niveau des tripes. L'appréhension de l'inconnu, j'imagine. Comme quoi, il ne suffit pas d'expérimenter le voyage vers l'autre bout du monde pour que cette appréhension disparaisse.

A part ça, comme à mon habitude je me suis agitée au dernier moment, mais j'ai réussi à dégoter une chambre en auberge de jeunesse pour quasiment toutes les nuits. Les autres, je me démerderais bien d'une manière ou d'une autre. Sur ce, je vais envisager de petit-déjeuner et de prendre une douche pour me remettre d'aplomb.

Le blog va s'endormir pendant quinze jours, avant un retour en fanfare le 8 avril, et tout plein de photos du Caillou. A bientôt !

mardi, 18 mars 2008

Où je m'amuse d'un rien.

Attention, des aventures palpitantes aujourd'hui, à base de garage mal rangé et de sirènes hurlantes.

- Aventure palpitante numéro un : parlons-en, de la sirène. Non, pas la copine mi-femme mi-thon du meilleur pote de ton voisin. Je parle de la sirène de Nelson, celle qui hurle à la mort tous les mercredis midi, et qui signale accessoirement les incendies et autres incidents. Il paraît qu'il existe tout un code sonore pour décrire la nature de l'incident et sa position géographique par-rapport au centre-ville, mais je n'ai pas tout compris. Et je m'en fous un peu (osef, comme dirait l'autre). D'ailleurs ce n'est pas le sujet.


J'ai été marquée d'emblée en Nouvelle-Zélande par le bruit des voitures de police. Quand elles sortent le gyrophare, le hurlement de la sirène fait penser aux séries policières américaines. L'espace d'un instant, on se croirait à New York.
Et quand je suis arrivée à Nelson, j'ai été surprise par le bruit de la sirène de la ville. Elle me rappelait quelque chose, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Et puis là, soudain, l'illumination m'est venue. J'étais tranquillement en train de grignoter mon croissant quand je me suis souvenue : la sirène de Nelson fait exactement le même bruit que la sirène dans le film Silent Hill. Celle qui prévient les villageois de l'arrivée imminente et soudaine de la nuit, et de son cortège d'horreurs. Souvenez-vous : entre les nabots acides au cri strident qui se déplacent par centaines, le Musculor à tête de pyramide grillagée qui traîne derrière lui un hachoir de trois mètres, ou encore les créatures hurlantes sans bras et à la peau spongieuse, on est servi.
Je comprends mieux pourquoi un frisson glacé me parcourt le dos à chaque fois que j'entends cette sirène, et particulièrement la nuit.

La morale de l'histoire ? Je regarde trop la télé.

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Lui c'est mon chouchou. J'adorerais me déguiser comme ça pour Halloween. Haha, comment ils flipperaient trop les gosses.
Trick or treat ?
 

- Aventure palpitante numéro deux : je moisis derrière mon écran, comme d'habitude, le regard vitreux fixé sur les caractères noirs. L'esprit concentré, je me demande si j'ai le courage d'aller jusqu'à la cuisine pour prendre un yaourt. Evidemment, attentive comme je suis, je commets des erreurs, des lapsus révélateurs, donc je m'énerve toute seule dans le dedans de moi-même, et cette énergie (rappelez-vous Lavoisier : rien ne se perd, tout se transforme) s'extériorise. Par conséquent, j'invective mon reflet dans le carré lumineux à grands coups de "merde putain de bordel de chiée on n'a pas idée d'être si conne". Tout en élégance. Dans un mouvement incontrôlé destiné à défriser arracher ma tignasse qu'est pas du tout frisée en fait, voilà t'y pas que mon coude droit heurte violemment un O.M.R.N.I (Objet Mal Rangé Non Identifié). Ledit objet ouvre sa grande gueule et me balance "Tibidibidi, tidi tidi, tibidi". 

Surprise, étonnement, stupéfaction. Oui, j'ai empêtré mon coude dans une boîte à musique. Rose de surcroît. Avec des petites fleurs. Une boîte à musique que je n'avais JAMAIS remarquée, pour la simple raison qu'elle est sournoisement tapie sous divers détritus type papier, pâte à sel, cartes de jeu et petit peigne. Et là, je ne sais pas ce qui s'est passé. Sans doute une conséquence du stress croissant dû à notre retard accumulé (le classement des tâches s'organise par "urgence", "super urgence" et "méga super urgence qu'on aurait dû finir pour le mois précédent"), ou encore de l'accumulation des trucs persos à faire et que je ne fais pas (téléphoner à Singapore Airlines, préparer ma semaine en Australie, préparer mon passage à Paris, choisir avant dimanche un Master parmi les douze proposés, commencer à prospecter un appart' à Toulouse, envisager un travail pour cet été... ah putain, envoyer des cartes postales aussi). Sans doute un peu de tout ça.

Quoiqu'il en soit, les nerfs craquent brutalement, et je me retrouve à hurler de rire dans mon garage froid et bordélique, entre une pile de linge pas repassé depuis une semaine (les deux tiers sont mes fringues), des jouets éparpillés dans tous les coins y compris sur l'espace réduit de mon bureau, et quelques moutons de poussière courant sur le sol (poussés par quelques arachnides bergères, naturellement). Pendant ce temps, mon Objet Désormais Identifié chante allégrement une mélodie abominable.

Et je me marre. J'en pleure même. Je suis pliée sur ma chaise, à essayer de retenir mes cris d'hystérique pour ne pas que Sylvie se rende compte qu'elle a embauché une psychopathe. Sans succès. J'hoquette de rire entre deux sanglots nerveux.

J'ai l'air con.
Qu'est-ce que j'ai l'air con.
Mais qu'est-ce que ça fait du bien.


C'était la minute inutile. Sur ce, je vais chercher un yaourt.

samedi, 15 mars 2008

"Pourquoi partir si l'on a envie de rester encore un peu, et pourquoi rester quand le besoin se fait sentir de changer de quartier ?"

[Bernard Moitessier, navigateur et écrivain français] 
 
C'est la fin de l'été en Nouvelle-Zélande, tandis qu'en France l'hiver se carapate enfin - du moins je l'espère pour vous. Le temps s'écoule rapidement, les grains de sable tombent dans le sablier avant que j'ai le temps de les compter. Après mes deux semaines de visite intensive de l'île du Sud, mon quotidien a repris un rythme semble t-il plus bonhomme. En réalité, Sylvie et moi croulons littéralement sous le travail. Je vous laisse admirer l'état de ma table de travail avant-hier.
 
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S'y entassent divers documents censés m'informer pour mes futurs articles, des tonnes de papiers pour élaborer un dossier de presse, un dico d'anglais et un de français (que vous ne voyez pas à l'image, car ils sont posés sur la chaise, hors cadre), trois Bescherelle (au demeurant fort incomplets, je suis fâchée et déçue), un gros bouquin de grammaire anglaise, mon chiffon à lunettes (parce que je me frotte souvent les yeux, et j'oublie tout le temps que j'ai des lunettes, d'où de belles traces grasses sur les verres). Et bien sûr, mon fidèle laptop, qui trône désormais sur quatre petits pots en terre cuite destinés à dégager l'aération et la ventilation. Depuis hier, je suis de retour dans le garage, car des clients occupent le B&B et je n'ai aucune envie qu'ils me tiennent la jambe dès qu'ils me voient dans le salon. Le seul ennui, c'est qu'il fait un peu froid dans ce garage.

Mais je vais rapidement me rattraper niveau chaleur, car nous partons dimanche prochain à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, pour deux semaines de travail (Sylvie a plusieurs dédicaces et une conférence). Je vais aussi en profiter pour visiter Nouméa et découvrir ce qu'est une véritable île tropicale, avec la chaleur qui va avec. D'ici là, j'ai plusieurs projets à terminer, dont le livre de l'artiste, un dossier de presse, la préparation du marketing sur place, sans oublier écrire suffisamment d'articles pour que KFM ne soit pas abandonné en mon absence.

De fait, je n'ai aucune péripétie à vous raconter, si ce n'est une sortie à la plage, hier soir, avec l'école de Melvin, le fils de Sylvie. J'étais préposée au gardiennage de nains, et c'était une occasion de sortir le nez de mon écran, mais c'était plutôt chiant. Les kiwis adorent se réunir à la plage ou dans les parcs pour pique-niquer et deviser paisiblement du devenir du monde, mais j'avoue que ce n'est pas spécialement ma tasse de thé. La soirée aurait sans doute pu être plus agréable si le charmant et jeune professeur (au volant d'un petit Z3) n'avait pas eu une grosse mouche blonde sa copine collée à son cul en permanence. Cela dit, ce fut très amusant à observer : la pauvre fille suivait son mec comme son ombre, à droite, à gauche, et ainsi de suite, tandis que celui-ci semblait s'en foutre royalement.
Sinon, comme Laura s'emmerdait profondément également, je me suis occupée d'elle, ça m'a évité de rouiller en regardant les mouettes chier sur le sable. Et j'ai pris quelques photos. En fait, j'adore m'installer à l'écart, et observer les gens. De temps en temps, lorsque la Lune est en Verseau et mon humeur d'aplomb, j'imagine leurs pensées et leur histoire. J'ai souvent l'air ridicule à me marrer toute seule, mais tant pis. Cette capacité à occuper mon esprit avec trois fois rien m'a toujours évité de m'ennuyer, et ce, depuis mon enfance.
 
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Un monsieur lit tranquillement son journal (sans aucun doute le papelard local - The Nelson Mail - leur Midi Libre à eux) face à l'immensité mordorée de la mer. Derrière, une dame, les mains sur les hanches, se demande bien où est ce qu'elle a pu mettre son gosse. A moins qu'elle ne reste perplexe devant la mer qui se retire à la faveur de la marée basse.
 
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Quand j'étais petite, j'adorais m'installer la tête en bas sur le canapé, ou sur mon lit, juste pour le plaisir de voir le monde à l'envers. Aller en Nouvelle-Zélande était peut-être un caprice d'enfant, finalement. Aller voir le monde comment qu'il est quand on a la tête en bas.
Sur la photo, les trois enfants sur la droite sont Laura, Melvin et un copain de celui-ci, en train de farfouiller je ne sais quoi dans les vagues. 
 
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Variante sur pieds. 
 
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Coucher de soleil derrière les montagnes. Je commence à avoir sérieusement froid - la température chute très vite le soir. 
 
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Laura, en rouge, s'est fait une amie pour l'occasion. Après l'élaboration d'un mur sommaire en branchages séchés, elles devisent sur le sens de la vie. A moins qu'elles ne parlent de la série télé qui fait fureur ici, Shortland Street, une espèce de Plus belle la vie avec du sexe, un serial killer et un hôpital. Un cocktail gerbant, mais les gosses adorent.
Petite anecdote : alors que Laura et moi parlions de la mort et de la maladie (je suis pour la franchise avec les enfants - leur mère aussi, heureusement pour moi), elle me décoche avec le sourire "De toute manière, tout le monde meurt une fois dans sa vie". Les enfants comprennent bien plus qu'on ne veut bien le croire.
 
 
 
Pour la peine, je vais vous parler du blog tout neuf tout beau d'une amie, qui souffre de migraines chroniques depuis des années. La migraine, c'est une maladie merdique que certaines personnes ne considèrent même pas comme telle : "arrête de te plaindre, t'as juste mal à la tête, ça va passer". Sauf que non. La migraine intervient n'importe quand, dure parfois plusieurs jours, et contraint la personne à rester couchée dans le noir, et à espérer que la douleur qui lui vrille le crâne va s'arrêter. Ou alors, si on veut continuer à mener une vie normale, aller bosser, ce genre de bêtises, il faut se shooter aux médicaments. Un coup de stress, un peu de fatigue, un affaiblissement de l'organisme, et paf, la migraine est de retour. Et on prend d'autres médicaments. On peut finir rapidement en abus médicamenteux, et par être dépendant.
Face à l'incompréhension globale, mon amie Lucie a donc créé son propre blog sur la maladie, pour rompre l'isolement des migraineux et éclaircir la jungle des traitements proposés. Elle y explique son ressenti face à la migraine, les hauts et les bas de sa lutte face la maladie, et surtout elle détaille les erreurs à ne pas commettre.
N'hésitez pas à aller faire un petit tour par chez elle, que vous soyez vous-même migraineux ou simplement curieux de comprendre une maladie encore méconnue, alors qu'elle touche près de 10% de la population.

samedi, 09 février 2008

"Le chat pourrait très bien être le meilleur ami de l'homme, mais il ne daignerait jamais le reconnaître."

[Doug Larson]

 

J'aime beaucoup les chats. J'ai toujours vécu entourée de chats, et pour moi une maison sans chat n'est pas vraiment un home sweet home, aussi belle et agréable qu'elle soit. Mais un chat, c'est également une responsabilité, qui n'est pas compatible avec des voyages fréquents ou une expatriation. Et comme j'envisage de promener mes guêtres un peu partout dans ce monde, avoir un chat m'est impossible. Alors je me contente des câlins des chats qui vivent chez mon père ou ma mère.  

J'aime les chats parce qu'ils sont indépendants. Avec eux, pas d'entourloupe. Soit tu es réglo et ils daignent t'accorder leur affection, soit ta tête ne leur revient pas et tu peux toujours courir pour les prendre dans tes bras sans te faire griffer jusqu'au sang. Le chat est esthétiquement d'une grande beauté, tout en souplesse et en élégance. Le chat est aussi d'une intelligence certaine, au grand dam des humains qu'ils ont décidés de rendre fou : qui n'a jamais vu un chat tapoter sur le robinet fermé pour en faire tomber quelques gouttes aptes à étancher sa soif, ou sauter sur la poignée d'une porte pour l'ouvrir. Je m'amuse toujours quand je vois les chats chez mon père monter des stratégies élaborées pour faire tourner le chien en bourrique. 

Un chat n'accorde sa confiance que s'il sent qu'il est traité à sa juste valeur. Tout comme le cheval, le chat apprend l'humilité à l'homme. Il faut aimer l'animal comme un être à part entière, avec sa personnalité et ses sautes d'humeur, et ne pas chercher à le dominer.  

Ici, il n'y a pas de chat. Alors je profite de la moindre présence féline dans les rues néo-zélandaises pour gâtifier et gazou-gazou grat-grat sur la tête du chat.

Hier, justement, une jeune chatte, qui ne devait même pas avoir un an, est venue gratter à la porte du cottage. Les enfants, peu habitués aux animaux, couraient partout comme des bêtes affolées. Evidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de venir voir et faire des câlins à cette bestiole toute gentille. J'en ai profité également pour expliquer aux enfants quelques notions de base sur les chats, sur ce qu'il faut faire et ne pas faire. Je pense que les enfants gagnent à être au contact des animaux. Ceux-ci ne s'embarrassent pas d'hypocrisie, et la relation avec l'animal est brute. On apprend beaucoup sur soi-même et sur ses défauts lorsqu'on essaie de comprendre le comportement d'un chat, ou pourquoi le cheval envoie systématiquement en l'air le cavalier qui essaie de monter sur son dos. 

J'ai même pris quelques photos.

 

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Tentative sepia. Ici la version 1280x800 (c'est mon fond d'écran actuel). 
 
 
 
 J'aime la diversité des expressions du chat.
 
Miaou. 

mercredi, 23 janvier 2008

Viendez tous à Romans !

Vous êtes comme moi, vous ne savez pas où se trouve Romans ? C'est normal ! Et ce n'est pas grave. Aucun somalien ne mourra à cause de votre ignorance. Pourquoi un somalien ? Aucune idée. J'aurais aussi bien pu parler d'un bangladeshois (?), d'un tchétchène, d'un soudanais, et de bien d'autres. Ce ne sont pas les peuples agonisants lentement dans leur misère qui manquent.

Comment ? Je pars en vrac, là ? C'est normal aussi. Au risque de me répéter, sachez-le, je ne suis pas cohérente. Jamais. Et l'incohérence (apparente) d'un texte est l'une des choses les plus marrantes dans l'écriture semi-automatique. Mais rassurez-vous, cette note va quelque part. 

En effet, aujourd'hui je veux vous parler du Festival de Romans. Vous pouvez voir la petite animation adéquate en haut à droite de ce blog. Pour la petite histoire, ce " Festival de l'expression sur Internet " propose un concours de blogs. Il y a une petite vingtaine de catégories où les blogueurs (uniquement amateurs) peuvent proposer leur petit monde à la vindicte populaire au vote des lecteurs. Les inscriptions sont ouvertes jusqu'à fin février, et les votes auront lieu du 1er mars au je-sais-pas-quand (un mois, il me semble). 

Quelques précisions : " En février 2007, le premier festival de Romans a récompensé 27 amateurs dans 9 catégories artistiques. Des lauréats sélectionnés parmi 2.000 candidats dont le point commun était d’utiliser Internet pour s’exprimer et mettre en ligne des créations originales.  En avril 2008, le festival de Romans ouvrira sa deuxième édition et relèvera une nouvelle fois le défi de déceler les meilleurs talents du web. Plus de catégories, plus d’événements dans la ville, plus de moyens de s’exprimer et de partager l’acte créatif, plus d’occasions de rencontrer les artistes dans leur univers, une organisation renforcée et une ambition décuplée feront de ce deuxième festival le rendez-vous unique de celles et ceux qui s’expriment sur Internet et qui veulent partager leur talent pour se faire connaître. "

J'aime bien l'esprit du truc, alors je me suis inscrite, dans la catégorie blog voyage. Evidemment, le principe du concours étant de faire voter les lecteurs pour leur blog préféré, les gagnants sont généralement les grosses machines qui rassemblent beaucoup de trafic. Ce n'est pas avec mes 250 visiteurs uniques mensuels que je vais casser des briques. Bien sûr, la qualité ne se juge pas sur la quantité (petite pirouette), et je n'ai pas vraiment l'intention de faire une campagne massive en faveur de moi-même. De toute manière, je serais encore en Néo-Zélandie le jour de la remise des récompenses, donc, je ne pourrais même pas me couvrir de gloire sous les flashes et les applaudissements de la foule en délire dans cette ville que je-sais-même-pas-où-c'est.

 

N'empêche. Votez pour moi ! Et ne vous inquiétez pas, je vous en reparlerais d'ici l'ouverture des votes. Ma mégalomanie est en bonne voie.  

dimanche, 30 décembre 2007

Juste pour le fun...

... Voici une photographie de mon bureau à l'heure où je vous écris. (Même que sur l'écran, c'est la fenêtre de chargement de hautetfort, la plateforme de ce blog.)

 

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Terrible, hein ?

Vous pouvez apercevoir, dans le désordre, mon mp3, mon téléphone, ma crème pour le corps, ma crème pour les mains (à la mangue), des journaux locaux que je dois feuilleter, mon boîtier à lunettes, le petit emballage du cadeau de Pôpa (merci ! ), mon Petit Fûté sur la Nouvelle-Zélande, celui de Sylvie sur l'Australie, tout un tas de fils au fond à gauche (webcam, micro, branchement du mp3...), des feuilles de papier partout partout (ça tombe bien, c'est une maison d'écrivain), ma brosse à cheveux, un petit bol ayant contenu des marshmallows rescapés de Noël, la pochette de mon appareil photo...

Et encore, c'est rangé par-rapport à avant...  

Mais ce n'est pas complètement de ma faute, quand Sylvie fait du tri de son côté, ça se retrouve comme par magie sur mon bureau... 

Mais bon, j'avoue que je ne suis pas très organisée non plus. Et je trouve que le bordel a un charme inhérent.

 

 

Telle la fille de Dieu, je suis partout.

  • Trouvé sur Wikipédia :

 
" Les jeux de Nim sont des jeux très courants, de stratégie pure, à deux joueurs (voir Théorie des jeux). Ces jeux, dont il existe d'innombrables variantes, se jouent avec des graines, des billes, des jetons, des allumettes ...

Les origines sont probablement très anciennes. Ils sont signalés en Chine sous le nom de fan-tan et connus en Afrique sous le nom tiouk-tiouk. Le nom actuel (tiré du radical allemand nim qui signifie prendre) a été donné par le mathématicien anglais Charles Leonard Bouton en 1901.

Chaque jeu se joue à deux et c'est à chacun son tour de jouer. Le hasard n'intervient pas et des règles précises fixent le cours du jeu. Il s'agit en général de déplacer ou de prendre des objets et celui qui prend (ou ne prend pas) le dernier objet est vainqueur.

Les jeux de Nim sont des jeux de duel à somme nulle (deux joueurs, un vainqueur et un perdant, pas d'égalité possible). Dans tous les cas, le nombre de cas de figures est fini et une stratégie optimale de gain existe, basée sur la reconnaissance de positions intermédiaires gagnantes.

Une version basique de ce jeu utilise un seul tas d'objets. Chaque joueur à tour de rôle enlève 1, 2 ou 3 objets. Le vainqueur est celui qui peut jouer en dernier. Pour cet exemple, la stratégie est de laisser à chaque fois - si on le peut - un nombre d'objets multiple de 4. On constate alors que l'adversaire ne pourra pas en faire autant. Dans la variante de cette version où celui qui prend le dernier objet perd, la stratégie est alors de laisser un nombre d'objets congru à 1 modulo 4 (c’est-à-dire  : 1, 5, 9, 13...) C'est alors un bon exercice d'apprentissage des divisions avec reste. "

 

Marrant... J'aime bien ce genre de jeux, en plus. Le jeu de go, que je commence à apprécier, en fait partie, il me semble.

 

  • Nim's island. T'as raison Goth, les îles, c'est ma destinée...

"Nim's island  est l'adaptation du roman éponyme de Wendy Orr.

Jodie Foster (Contact, Le silence des agneaux), Gerard Butler (300) et Abigail Breslin (Little Miss Sunshine) seront les interprètes principaux de ce film réalisé par Jennifer Flackett (scénariste de Earth 2) et Mark Levin (Little Manhattan), d'après un scénario de Joseph Kwon et Paula Mazur.

L'histoire s'intéressera à une jeune fille (Breslin) qui accompagne son scientifique de père (Butler) sur une île isolée de l'océan Pacifique Sud. Lorsque ce dernier disparaît en mer, l'enfant se met à communiquer électroniquement avec ce qu'elle croit être un personnage de livre... un aventurier à la Indiana Jones (Butler), issu de l'imagination d'une écrivain de San Fransisco (Foster).

Nim's island (L'île de Nim) sortira aux Etats-Unis le 4 avril 2008 et en France le 9. "

 

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Le plus terrible, c'est que le film sortira en France le jour de mon anniversaire. Ah, les coïncidences...

En attendant, quelqu'un a lu ce livre de Wendy Orr ? Apparemment un livre pour gosses...  

samedi, 22 décembre 2007

Butinage photographique

Aujourd'hui c'était l'anniversaire de la petite, Laura. Enfin hier, mais les copains-copines étaient invités aujourd'hui. Comme celui de Melvin, l'aîné, est la semaine prochaine, on a organisé un anniversaire groupé. Il y avait plein de gosses partout, ça piaillait, ça courait, ça se chamaillait ("Oui mais maman les garçons ils nous embêtent"). Cela dit, l'avantage avec une grande maison (et même deux maisons) qui possède un grand jardin, c'est qu'on ne se marche pas sur les pieds, même à quinze. 

Et puis à cinq, ce n'était pas trop compliqué de gérer la meute de nains et le rangement du bordel qui s'ensuit. 

Maintenant, les enfants sont partis à Wellington, chez leur père, pour y passer leur mois de vacances d'été. Sylvie les accompagne, et ne revient que demain matin. Mes deux copains woofers ont également pris la route dans la foulée, au volant de leur camper-van fraîchement acquis. Nous nous sommes promis de nous tenir au courant de notre périple respectif, et de nous revoir lorsque je descendrai dans le sud. J'espère que nous ne nous perdrons pas de vue, ils sont sympas. 

 

Me voilà donc seule, pour la première fois depuis mon arrivée à Nelson.

Et je m'amuse.

Il fait un temps superbe, ce qui n'était pas arrivé depuis deux semaines, il fait chaud mais pas lourd, et j'ai jenesaispascombien de m² à ma disposition.

J'ai aussi une liste de tâches à effectuer longue comme un jour sans pain, mais rien ne presse. J'ai un bon mois pour tout faire, et aujourd'hui je suis d'humeur folâtre. 

Ca tombe bien, j'ai un appareil photo sous la main. Plus un prétexte pour me rouler dans l'herbe qu'autre chose, d'ailleurs.

 

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 C'est cool la vie, desfois. C'est comme cette feuille d'arbre, y'a des trous dedans, mais c'est joli quand même.

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