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mercredi, 23 avril 2008

Dimanche 30 mars : Jour du Seigneur, donc note lapidaire

Aujourd'hui dimanche, il fait très beau, très chaud, et Nouméa est désertée. Tout le monde est parti en brousse pour profiter d'un des rares week-end de beau temps depuis plusieurs semaines. Je rejoins Sylvie au Best Café, et nous partons errer dans les rues de la ville. On fait un petit tour par le marché, près du Port Moselle, puis on tente de trouver un taxi pour aller jusqu'à l'Anse Vata. Il n'y a quasiment pas de bus le dimanche, et très peu de taxi. Finalement nous parvenons à en trouver un, et il nous dépose devant le Méridien, grand Hôtel luxueux de Nouméa. Nous avons décidé de la jouer princesse et de glander à l'ombre sur un transat du Méridien. Nous passons donc l'après-midi à ne rien foutre, puisqu'il n'y a rien à faire.

Le soir, Roger nous rejoint et on part dîner aux Trois Brasseurs, un grand restaurant bar qui brasse sa propre bière. Pas mauvaise d'ailleurs, tandis que les plats sont d'une qualité médiocre.
 
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Petit aperçu du marché du Port Moselle : cinq ou six (je sais plus) bâtiments de forme octogonale avec un toit bleu réunis en cercle. Chaque bâtiment abrite une section particulière : Fruits et légumes, babioles, poissons, etc. Au milieu du cercle, à l'air libre, se trouvent d'autres commerçants.
 
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Le marché n'est pas qu'un truc à touristes ; les locaux viennent également s'y approvisionner, car c'est là que l'on trouve les produits les plus frais, notamment le poisson tout juste débarqué du port attenant, et ce tous les jours de la semaine. Le samedi matin est le jour le plus animé, avec la présence de groupes de musique locaux. J'ai eu droit à un mélange de kanéka (la musique calédonienne, sorte de reggae à la sauce tribale) et d'air tahitien.
 
 
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Coucher de soleil depuis le Méridien. 
 
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Faré de pacotille, transat en plastique, piscine chlorée (hors cadre), gazon manucuré, serveurs mélanésiens et gros beaufs en slip kangourou Dolce & Gabbana : voilà la carte postale typique, l'image de l'île paradisiaque telle qu'imaginée par l'occidental. On oublie la vraie vie, à deux pas de l'hôtel cinq étoiles, celle où les rues sont crades, les familles saignées par le coût de la vie, les jeunes désoeuvrés et violents et la nature détruite par des exploitants avides de fric (prenons l'exemple, au hasard, de Goro Nickel). On brade un patrimoine naturel d'une richesse unique, et pas seulement la barrière de corail, en faisant miroiter la merveille de 600 emplois créés. 600 emplois ! On détruit la richesse endémique d'un pays pour 600 emplois ?! Le sujet mériterait une note à part entière, mais en attendant, je vous invite à lire ça, ça et ça. Oui, c'était une légende à rallonge.
 
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Que dire de plus ? 
 
 

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