mardi, 22 avril 2008
Samedi 29 mars
Samedi matin, je me lève à 6h, parce que je dois ranger toutes mes affaires (je quitte l'auberge aujourd'hui, car ma chambre est occupée dès ce soir), et que la dédicace du jour commence à 9h. J'en profite pour me connecter une petite heure, et choisir mon master (Affaires internationales et stratégie d'entreprise. Ouais, ça fait envie). Voilà une chose de faite. Puis je trimballe mon fatras jusqu'au Best Café, où j'arrive en nage parce qu'il fait déjà très chaud. Nous partons à la librairie Montaigne, où se déroule la dédicace. Sylvie, sous son nom de Carène Wood, dédicace en compagnie d'Henri Perron, ancien patron des Nouvelles Calédoniennes. On reçoit la visite de RFO, mais sinon, rien de spécial. Au moment de partir, alors que la librairie ferme et que les employées préfèreraient partir manger, une espèce d'hurluberlu avec des grosses lunettes de vieille chouette se pointe et exprime son admiration totale pour Carène Wood. Elle lui demande de parler de ses livres, de parler d'elle, et de lui lire des extraits. Je retiens un fou rire pendant un quart d'heure.
Henri Perron et Carène Wood : mimétisme. Notez le talent de la photographe qui met en évidence au premier plan les bouquins de sa patronne (oui, bon, faut bien se lancer des fleurs, hein).
Enfin, nous pouvons partir. Sylvie part déjeuner avec des amis à elle que je n'ai pas spécialement envie de rencontrer, et je mange rapidement au Best Café avant de partir visiter les musées de la ville. Au-départ je voulais faire un tour du côté du Faubourg Blanchot pour visiter les maisons coloniales, mais il fait beaucoup trop chaud pour que je vagabonde sous le soleil. Du coup je me réfugie dans le bâtiment climatisé du musée de Nouvelle-Calédonie, qui présente les objets et les coutumes canaques, ainsi que ceux des autres peuples du Pacifique : Tahiti, Vanuatu, etc. Ensuite, je me rends au musée de Nouméa, qui présente l'histoire de la ville, la colonisation pénale puis civile et la participation aux guerres mondiales. Un peu moins intéressant que l'autre musée, mais il faut dire que je ne suis particulièrement passionnée par l'histoire contemporaine, et puis je connais déjà pas mal l'histoire des colonies (merci mes profs d'histoire contemporaine).

Ceci est une flèche faîtière. Elle orne le sommet de la case du chef de tribu. En plus de son rôle symbolique, elle permet (grâce à un entrelacement spécifique) de garantir la solidité du montage de feuilles de palmiers qui constituent le toit de la case. Une sorte de clé de voûte architecturale et sociale, en somme.
Des objets chelous dans le jardin juste à côté du musée de la ville.
Une autre vue de la bibliothèque Bernheim.
Je me traîne dans la chaleur jusqu'au Best Café, et bois un jus d'orange en lisant mon livre (L'amour humain d'Andreï Makine - un coup de poing dans la gueule que je conseille à tout le monde - suivez le lien parce que j'ai la flemme pas le temps de faire ma critique). Comme je n'ai pas réservé d'hôtel pour ce soir, et que j'ai pas envie de me prendre la tête, je prends une chambre dans l'hôtel à côté du Best Café.
13:29 Publié dans Interlude néo-calédonien | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : il fait chaud, ou c'est moi ?



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