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jeudi, 17 avril 2008

Lundi 24 mars : Nouméa

Aujourd'hui, lundi de Pâques, Noumée est toute anesthésiée, rien n'est ouvert. Du coup, je ne me presse pas, et c'est Sylvie qui frappe à ma porte à 11h, pendant que je lis un roman. Après une douche rapide nous partons à pied pour une petite visite du centre-ville. Sylvie connaît bien Nouméa, elle a même failli s'y installer. Il n'y a pas grand chose à voir, pas un rat dans les rues d'habitude très animées. Par-contre je vois une petite souris sous un des flamboyants (c'est un arbre) de la Place des Cocotiers. Nous abrégeons la promenade (c'est tellement mort que je ne prends aucune photo), et décidons d'aller tout simplement nous poser à la plage. J'en profite avant de quitter le centre-ville pour retirer 20 000 F CFA (environ 160 euros). La vie est chère en Nouvelle-Calédonie, très chère... Aïe le porte-monnaie.

Nous optons pour un taxi, parce que les bus se font rares le lundi de Pâques. Il nous dépose au pied de l'Anse Vata, une jolie baie squattée par les grands hôtels et les résidences des zoreilles (les métropolitains installés en NC). Pour la première fois depuis des jours, dixit les locaux, il fait soleil. Un grand soleil même, et c'est un plaisir de se vautrer au soleil, malgré une épilation approximative. La plage de sable est très étroite, seulement trois mètres de large, et tout le monde s'installe sur la pelouse qui sépare la plage du trottoir. Quelques palmiers dispensent une pénombre agréable, qui permet de se protéger du soleil lorsque ses rayons deviennent trop mordants.
 
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L'eau est d'huile, et c'est un bonheur d'y nager. Elle n'est pas si chaude que ça, on sent quelques courants d'eau froide qui chatouillent le ventre, mais tout est relatif. Il doit facilement faire 30 degrés ici, et l'air est lourd, donc forcément l'eau paraît bien fraîche. Je suis quasiment seule à patauger dans un périmètre de 50 mètres carrés, et j'en profite pour faire des longueurs. Nous sommes bien loin des plages surpeuplées de Narbonne, où il faut se battre pour disposer sa serviette et slalomer entre les joueurs de raquette, les marmots braillards et les mamies vacillantes pour rejoindre les vagues. Mais une plage n'est pas vraiment une plage sans la présence d'un grumeau en train de faire des crottes de sable. De fait nous nous retrouvons rapidement entourées de familles avec des enfants en bas âge. Et ça couine, et ça pleure. Hm. Heureusement que j'ai une grande capacité à faire abstraction du monde extérieur.
 
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Au bout de trois heures de cuisson à feu doux, et une Sylvie bien rouge (le pouvoir de la crème solaire est avec moi cette fois-ci, ma peau se porte comme un charme), nous partons grignoter quelque chose. Je n'ai rien mangé depuis l'avion, vu que tout est fermé à Nouméa pendant Pâques, et mon estomac commence à protester sérieusement. La gargote la plus proche est tenue par un zoreille arrivé depuis six mois, et qui ne manque pas de me faire remarquer mon accent de toulousaine-narbonnaise. Finalement, y'a qu'en Nouvelle-Zélande qu'on ne me fait pas chier pour ça. Et encore. Enfin bon. Je commande un steak frite et Sylvie une salade, qui se révèlent assez mal préparés.

Le repas fini, Sylvie repère un ami à elle en train de s'installer à une autre table. Ni une ni deux nous voilà attablées avec lui et son collègue, deux scientifiques en biologie marine. Très sympathiques d'ailleurs, nous passons deux heures à rigoler avec eux. Ces deux hommes ont parcouru le monde entier, de véritables globe-trotteurs, par goût et pour l'amour de la recherche (...).

Il est bientôt 17h, la nuit ne va pas tarder à tomber (vers 18h30). Nous flânons le long des vitrines : à l'Anse Vata, les magasins sont ouverts même aujourd'hui, pour les touristes. Je prends quelques photos du soleil couchant qui illumine la baie et les nuages, c'est sublime. Et puis voilà, il fait nuit. J'apprécie le rafraîchissement (relatif) de l'air, qui ne me colle plus à la peau. Il est temps de rentrer, de toute manière il n'y a plus rien à faire. Le fonctionnement des bus à Nouméa étant peu explicite, je préfère en recourir au service d'un taxi, au moins pour ce soir. Il n'est que 19h, et j'ai déjà sommeil. Alors, bonne nuit...
 
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