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mardi, 18 mars 2008

Où je m'amuse d'un rien.

Attention, des aventures palpitantes aujourd'hui, à base de garage mal rangé et de sirènes hurlantes.

- Aventure palpitante numéro un : parlons-en, de la sirène. Non, pas la copine mi-femme mi-thon du meilleur pote de ton voisin. Je parle de la sirène de Nelson, celle qui hurle à la mort tous les mercredis midi, et qui signale accessoirement les incendies et autres incidents. Il paraît qu'il existe tout un code sonore pour décrire la nature de l'incident et sa position géographique par-rapport au centre-ville, mais je n'ai pas tout compris. Et je m'en fous un peu (osef, comme dirait l'autre). D'ailleurs ce n'est pas le sujet.


J'ai été marquée d'emblée en Nouvelle-Zélande par le bruit des voitures de police. Quand elles sortent le gyrophare, le hurlement de la sirène fait penser aux séries policières américaines. L'espace d'un instant, on se croirait à New York.
Et quand je suis arrivée à Nelson, j'ai été surprise par le bruit de la sirène de la ville. Elle me rappelait quelque chose, mais je n'arrivais pas à mettre le doigt dessus. Et puis là, soudain, l'illumination m'est venue. J'étais tranquillement en train de grignoter mon croissant quand je me suis souvenue : la sirène de Nelson fait exactement le même bruit que la sirène dans le film Silent Hill. Celle qui prévient les villageois de l'arrivée imminente et soudaine de la nuit, et de son cortège d'horreurs. Souvenez-vous : entre les nabots acides au cri strident qui se déplacent par centaines, le Musculor à tête de pyramide grillagée qui traîne derrière lui un hachoir de trois mètres, ou encore les créatures hurlantes sans bras et à la peau spongieuse, on est servi.
Je comprends mieux pourquoi un frisson glacé me parcourt le dos à chaque fois que j'entends cette sirène, et particulièrement la nuit.

La morale de l'histoire ? Je regarde trop la télé.

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Lui c'est mon chouchou. J'adorerais me déguiser comme ça pour Halloween. Haha, comment ils flipperaient trop les gosses.
Trick or treat ?
 

- Aventure palpitante numéro deux : je moisis derrière mon écran, comme d'habitude, le regard vitreux fixé sur les caractères noirs. L'esprit concentré, je me demande si j'ai le courage d'aller jusqu'à la cuisine pour prendre un yaourt. Evidemment, attentive comme je suis, je commets des erreurs, des lapsus révélateurs, donc je m'énerve toute seule dans le dedans de moi-même, et cette énergie (rappelez-vous Lavoisier : rien ne se perd, tout se transforme) s'extériorise. Par conséquent, j'invective mon reflet dans le carré lumineux à grands coups de "merde putain de bordel de chiée on n'a pas idée d'être si conne". Tout en élégance. Dans un mouvement incontrôlé destiné à défriser arracher ma tignasse qu'est pas du tout frisée en fait, voilà t'y pas que mon coude droit heurte violemment un O.M.R.N.I (Objet Mal Rangé Non Identifié). Ledit objet ouvre sa grande gueule et me balance "Tibidibidi, tidi tidi, tibidi". 

Surprise, étonnement, stupéfaction. Oui, j'ai empêtré mon coude dans une boîte à musique. Rose de surcroît. Avec des petites fleurs. Une boîte à musique que je n'avais JAMAIS remarquée, pour la simple raison qu'elle est sournoisement tapie sous divers détritus type papier, pâte à sel, cartes de jeu et petit peigne. Et là, je ne sais pas ce qui s'est passé. Sans doute une conséquence du stress croissant dû à notre retard accumulé (le classement des tâches s'organise par "urgence", "super urgence" et "méga super urgence qu'on aurait dû finir pour le mois précédent"), ou encore de l'accumulation des trucs persos à faire et que je ne fais pas (téléphoner à Singapore Airlines, préparer ma semaine en Australie, préparer mon passage à Paris, choisir avant dimanche un Master parmi les douze proposés, commencer à prospecter un appart' à Toulouse, envisager un travail pour cet été... ah putain, envoyer des cartes postales aussi). Sans doute un peu de tout ça.

Quoiqu'il en soit, les nerfs craquent brutalement, et je me retrouve à hurler de rire dans mon garage froid et bordélique, entre une pile de linge pas repassé depuis une semaine (les deux tiers sont mes fringues), des jouets éparpillés dans tous les coins y compris sur l'espace réduit de mon bureau, et quelques moutons de poussière courant sur le sol (poussés par quelques arachnides bergères, naturellement). Pendant ce temps, mon Objet Désormais Identifié chante allégrement une mélodie abominable.

Et je me marre. J'en pleure même. Je suis pliée sur ma chaise, à essayer de retenir mes cris d'hystérique pour ne pas que Sylvie se rende compte qu'elle a embauché une psychopathe. Sans succès. J'hoquette de rire entre deux sanglots nerveux.

J'ai l'air con.
Qu'est-ce que j'ai l'air con.
Mais qu'est-ce que ça fait du bien.


C'était la minute inutile. Sur ce, je vais chercher un yaourt.

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Commentaires

C'est vrai qu'il dit souvent "osef" l'autre ;)

Ca doit contagieux ton rire là, en tout cas en te lisant j'ai bien rigolé. Ca m'as un peu rechauffé et j'en ai besoin vu comment ça caille aujourd'hui.

Merci copine ^^

Ecrit par : Gothric | mardi, 18 mars 2008

Tu me fais peur des fois Nim... je sais pas si c'est à cause de la photo, tes fous rires de psychopathe ou les deux en même temps, mais je me demande comment je réagirais si ça t'arrivait quand je suis dans la même pièce que toi... Je chercherais probablement à m'éloigner le plus discrètement possible vers la porte d'entrée en pensant : "Bouge lentement, pas de mouvement brusque et elle ne te verra pas. Si elle pose les yeux sur toi, cesse de bouger ou fais le mort et elle pensera que tu es une plante ou se désintéressera de ton cadavre. Fais attention à la direction du vent pour qu'elle ne décèle pas ton odeur. Etc..."

Ecrit par : Morgan | mercredi, 19 mars 2008

> Goth : J'aime me rendre utile... ;)

> Morgan : Si ça peut te rassurer, cela n'arrive que quand il n'y a personne avec moi pour partager délires et autres cochoncetés verbales.
Et puis fais pas ta mijaurée, je sais que tu aimes aussi le personnage de l'homme-pyramide.

Ecrit par : Nim' | mercredi, 19 mars 2008

Sacrée Nim, c'est sur que ce post fait un peu dérapage et tâche d'encre sur ton blog tout sérieux. Ah mais qu'est ce que ça fait du bien!
En plus j'ai passé une putain de mauvaise nuit, à souffrir comme un con, et là, quesque je trouve ce matin pour le réveil, héhéhé, superbe...

Ecrit par : | mercredi, 19 mars 2008

> L'homme invisible : T'es tellement dans le pâté au réveil que t'en oublies d'écrire ton nom ? Je t'imagine bien devant l'écran, l'oeil encore ensommeillé, une tasse de ton (bon) café à la main...
Sinon, j'aime bien de temps en temps couper dans le gras du prévisible. Mais je me contiens la plupart du temps, parce qu'il serait improductif et inintéressant de délirer en permanence sur un blog dédié à un thème précis : mon expérience en NZ.
N'empêche, ça me démange souvent.
Remets-toi bien de ta mauvaise nuit.

Ecrit par : Nim' | mercredi, 19 mars 2008

Tu t'excites contre un boîte à musique, moi contre mon stylo (ou plutôt feutre à pointe fine). Chacune sa manière d'avoir l'air c***e, mais c'est vrai que ça fait du bien ! |D

Ecrit par : Milathéa | jeudi, 20 mars 2008

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