samedi, 24 novembre 2007

Bilan hebdomadaire numbeurre ouanne

Depuis mon arrivée à Nelson, je n'écris plus tous les jours, pour la simple raison que je n'ai plus autant de trucs à raconter. N'étant pas une touriste forcenée, je ne ressens pas spécialement le besoin d'arpenter des kilomètres chaque jour pour le plaisir de me dire que j'ai tout vu. Une semaine comme ça, ça me va, mais pas plus. J'ai donc profité de cette première semaine à Nelson pour me poser. Mais je n'ai pas dit glander, hein. Dès le lendemain de mon arrivée, j'ai commencé à travailler. Les activités de ma maître de stage et hébergeuse, Sylvie, sont très diverses, et du coup je vais travailler sur de nombreux projets. Actuellement, mon projet prioritaire est la réalisation d'un dossier de presse bilingue sur les livres écrits par Sylvie, destiné aux libraires et revues spécialisées. Pour l'instant, je ne me suis attelée qu'au texte proprement dit, mais bientôt, il va falloir que je m'attaque au design. GIMP va chauffer.

Je dois également faire le premier jet de traduction d'un livre. A mon arrivée, mon premier travail, simple, a été de préparer un flyer pour le lancement de son prochain bouquin. Et plus tard, je devrais aussi créer un site internet. Il y aura sans doute de nombreux autres projets, car Sylvie regorge d'idées, et je lui ai fait comprendre que ça m'intéressait de travailler sur tout. Mais je vous en parlerai au fur et à mesure.

Je n'ai pour l'instant pas encore quitté la maison. Comme je l'ai expliqué, je n'ai pas spécialement envie de visiter à tout va, et la maison où je suis (et où je travaille) est très agréable, très calme, avec un grand jardin. Il fait beau et chaud (agréablement chaud) tous les jours, et j'adore le fait de pouvoir m'installer au soleil dès que j'en ai assez d'avoir les yeux rivés sur l'écran. Je suis très libre au niveau du travail, je travaille quand je veux, à mon rythme, et sur le projet que je veux, tant que cela respecte la logique des priorités, naturellement. C'est un sentiment de liberté auquel je risque de prendre goût très rapidement... 

Mais j'ai déjà pris des résolutions. La semaine prochaine, j'irai m'acheter une carte SIM, ouvrir un compte bancaire pour m'épargner trop de frais, et me renseigner sur ce qu'il est possible de faire comme activités dans cette ville. Par exemple, j'aimerais bien pouvoir prendre des cours d'espagnol, manière de ne pas me retrouver à la ramasse en quatrième année. Et puis ça me permettra de rencontrer des gens par moi-même. 

 

Et comme je suis d'humeur poète (pouet), je conclurai aujourd'hui par une citation de Saint-Exupéry, qu'un ami, qui touche toujours juste, m'a envoyée : 

"La grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir des hommes : il n'est qu'un luxe véritable, et c'est celui des relations humaines."

Commentaires

"... Quand nous prendrons conscience de notre rôle, même le plus effacé, alors seulement nous seront heureux. Alors seulement nous pourrons vivre en paix et mourrir en paix, car ce qui donne sens à la vie donne sens à la mort."

"Affranchis désormais des servitudes bien-aimées, délivrés du besoin des fontaines, nous mettons le cap sur nos buts lointains..."
tirés de Terre des Hommes.
Sacré bonhomme que celui-là.

Ecrit par : Anamnèse | dimanche, 25 novembre 2007

Vouais enfin c'est bien gentil ces citations, mais les gars qui ont fait quelques belles phrases, avec tout le respect que je dois à St Exupéry, sur le sens de la vie, ce qui est vraiment important, etc, sont vite fatigants. Peut-être ont-ils compris des choses que certains d'entre nous n'entreverrons jamais, mais bon, s'ils sont si sages, ils devraient savoir que l'on apprend que par ses propres expériences. C'est pas en nous râbachant leurs vérités qu'ils nous aideront à avoir une vie meilleure, au contraire. Vous pouvez lire "Siddharta" d'Hermann Hesse à ce sujet (que je n'ai pas spécialement aimé cela dit en passant, l'adaptation cinématographique est très drôle par contre, kitch à souhaits), et puisque que c'est la journée des citations, faisons-nous plaisir :

"Les vieillards sont assez enclins à doter de leurs chagrins l'avenir de nos jeunes gens." - Balzac

Et puis, pour dire un peu plus de mal de ces grands messieurs qui ont écrit des pages sur le "sens de la vie" et qui n'ont pas forcément eu le bon goût, contrairement aux Monty Pythons, de ne pas essayer de fournir de réponses, je retranscris une pensée de Jules Renard :

"Ce que je pense de Nietzsche? Il a bien des lettres inutiles dans son nom."

Cela dit, je tiens à préciser que je n'ai jamais lu Nietzsche, Freud, Jung, etc.

Ecrit par : Un copain de Nimounette | lundi, 26 novembre 2007

Pour ce qui est des citations, c'est évident qu'un truc laché comme ça n'a qu'un sens relatif, même dirons nous moyen.
Mais c'est plus pour donner envie de lire le bouquin qu'elles sont là.

L'expérience, je crois, peut aussi être apportée par les mots, même écrits. Plus difficilement, certes mais tout de même.

Je ne cracherais pas autant et avec tant de rebellion sur les conclusions de vies d'autres humains.

Mais tu as raison, et foutrement, en disant que l'on apprend que par ses propres moyens. Mais la lecture rentre aussi dans ces moyens!

Euh sinon, je connais mal Jules Renard, il parait qu'il est bon romancier mais alors là, quelle citation de %*£$, non? C'est si formel que je n'ai pas resister à y mettre le feu. Enfin un truc laché comme ça n'a qu'un sens relatif, il faut voir le contexte qui a fait naitre cette pensée...


Pour sortir un peu du sujet intra-commentaires et retourner au principal, les initiatives de Nim sont super, je te souhaite d'avoir de la chance dans tes recherches et de tomber sur de chouettes personnes.

Ecrit par : Anamnèse | lundi, 26 novembre 2007

Anamnèse : - Prière qui, dans la messe, suit la consécration et rappelle le souvenir de la Rédemption.
- Reconstitution de l'histoire pathologique d'un malade, au moyen de ses souvenirs et de ceux de son entourage, en vue d'orienter le diagnostic.
Connaissant tes goûts, je pencherais plutôt pour la seconde définition, mais j'avoue que ça reste très nébuleux pour moi. Peut-être que toi aussi tu es tombé dans le dictionnaire pour t'éviter trop de réflexion. Quoique non, tu n'es pas aussi feignant du sens que moi.

Ceci dit, cher Anamnèse, ne te sens pas obligé de parler de moi à chaque commentaire. Je suis certes une personne diablement intéressante (...) mais je crois que sur ce blog je vais parler suffisamment de moi pour avoir le droit de me taire pendant les dix ans à venir. Il n'est pas indispensable d'en rajouter.

Pour en revenir à la discussion, de jolies phrases n'ont jamais fait de mal à personne. Evidemment, quelques mots à la suite les uns des autres n'apportent pas grand chose, concrètement. Si ce n'est de nous rappeler, au détour d'une page, qu'il ne faut pas rester immobile. En ce qui me concerne, la Nouvelle-Zélande n'est que le prologue. La suite de l'histoire est encore assez floue, mais elle risque plus de ressembler à un récit de voyage qu'à un huit-clos.

Ensuite, je suis assez d'accord avec la citation de Jules Renard. Formelle, peut-être, dérisoire, sans doute, mais très décalée, et c'est pas plus mal lorsqu'il s'agit de parler des textes soupeux de Nietzsche. Je n'ai jamais vraiment retenu ses théories, et pour cause, je n'ai jamais réussi à tenir un paragraphe.

Et puisque vous n'êtes pas les seuls à pouvoir sortir une citation :
" Le passé est un oeuf sans germe : tout ce qu'on peut en tirer c'est une omelette. "
[San Antonio]

(Chacun ses références) (J'affirme les miennes)

PS : Dis, le "copain de tout le monde", tu te caches ? hm ?

Ecrit par : Nim' | mardi, 27 novembre 2007

super quelle chance d'avoir un travail comme celui ci, vraiment c'est super. Je t'envie...!!

Ecrit par : Léa | mercredi, 22 octobre 2008

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