jeudi, 20 septembre 2007
Une action discrète vaut mieux que deux tu l'auras (hein ?)
Comme vous pouvez le constater, je ne suis pas encore partie de France. Je ferais mieux de laisser ce blog tranquille jusqu'à mon arrivée en pays kiwi, me dites-vous ? Après tout, ça se justifie, la raison d'existence de ce blog étant de relater les choses extraordinaires qui m'arriveront (c'est obligé) là-bas. Mais voyez-vous, je n'ai pas envie de le laisser moisir dans un coin de blogosphère. Et puis n'étant pas spécialement maniaco-psycho-rigide, je n'ai rien contre l'idée de dévier de mon idée originale. Il sera toujours temps d'y revenir à petits pas le moment voulu.
A cette occasion, je crée une nouvelle catégorie : c'est l'hystérie dans ta télé. Elle sera le prétexte pour partager avec vous toutes les choses merveilleuses et hystériques que j'ai pu voir ou verrai dans cette multitude de pixels colorés (ou dans la lumière cathodique) qu'est la télévision. Puisqu'il faut rendre à César ce qui appartient à Brutus, je dois au passage avouer que j'ai honteusement copié sur la formule phare de l'Edition Spéciale de Canal+ (le gimmick de la voix off qui annonce le programme télé de la soirée étant "quoi d'hystérique dans votre télé ce soir". J'ai trouvé ça tellement vrai que j'ai pas pu m'empêcher de la reprendre à mon compte.)
Il faut dire qu'ils sont fortiches, sur Canal+. C'est bel et bien la seule chaîne payante pour laquelle je suis contente de vider mon portefeuille (enfin, celui de mes parents en l'occurrence, puisque je n'y ai accès que dans les domiciles parentaux, mais passons). Ils ont le don de dénicher les bonnes séries, diffusent les films récents (en VOST messieurs dames), et laissent la part belle à l'humour. A l'humour drôle, hein, pas celui de Cauet, de Laurent Boyer ou de Laurent Romejko (j'ai jamais su écrire son nom - comment ça, il a pas d'humour ? Vous avez jamais regardé Des chiffres et des lettres ?). Sur Canal+, il y avait NPA, avec l'infernal duo Garcia-Decaunes, aujourd'hui il y a le Grand Journal de Michel Denisot, qui reprend les mêmes ingrédients et en fait quelque chose de suffisamment intéressant pour être regardable. Dans cette émission, qui n'évite pas les inconvénients du talk-show de base (à savoir beaucoup trop d'invités donc des interviews réduites à 30 secondes et demi chacun - c'est pas là qu'on va se cultiver, on est d'accord), l'intérêt majeur réside surtout dans le dénichage de nouveaux "talents de l'humour" (je mets des guillemets, c'est une expression consacrée après tout). Dans les choses que j'aime bien, il y a le Petit Journal par exemple, présenté par Yann Barthès.
Dans un autre style, on a droit aussi au groupuscule Action Discrète, composé notamment de Sébastien Thoën (qui a présenté la météo sur la chaîne à ses débuts). A l'image d'un groupe de terroristes, ils se cagoulent et se jettent dans la rue pour lutter contre les pires injustices. Cette semaine, leur objectif était de former la future équipe de France de rugby (étant donné que l'actuelle est très loin d'être invincible). Là où je trouve leur sketch génial, c'est qu'ils sont allés traîner leurs guêtres du côté de la Gare du Nord, à Paris, pour parler rugby aux jeunes des cités (ce terme est terriblement racoleur, catégorisant et imprécis, mais je n'ai pas envie de me lancer dans une quête de la précision sémantique, là, tout de suite). Et ils parviennent à faire faire des passes de rugby à des d'jeuns en capuche. C'est juste excellent. Le sketch étant récent, je n'ai pu mettre le click sur une vidéo toute prête digérée pour vous, mais si vous avez envie de jeter un oeil, il vous suffit d'aller par là et de cliquer sur "les ad tv". La première vidéo qui s'affiche est celle dont je parle.
Enjoy yourselves, bande d'hystériques.
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lundi, 17 septembre 2007
Benvinguts a Barcelona
La capitale de la Catalogne est une ville fascinante. Tentaculaire mais chaleureuse, elle combine de grands boulevards à quatre ou cinq voies taillés à l'américaine avec un centre ville rempli de petites rues piétonnes et de places arborées. J'y avais déjà passé un week-end en famille il y a de ça quelques années, et j'avais eu le coup de foudre pour cette ville étonnante. Me voilà de retour avec ma mère cette fois-ci, les mirettes grandes ouvertes, les baskets aux pieds et l'appareil photo prêt à flasher comme une japonaise frustrée.
Mais c'était sans compter sur notre sens de l'organisation à tout épreuve. Ma mère ayant réservé une chambre d'hôtel à un prix décent, nous nous sommes donc retrouvées à Perpètes-les-Oies. En l'occurrence, à Sabadell, grande ville de la banlieue barcelonaise. Nous n'avions aucun plan, et les panneaux routiers espagnols étant de sacrés farceurs, nous avons galéré pendant deux heures et demi avant de mettre le pied dans l'hôtel. Mais vraiment galéré. Trouver Sabadell a été un exploit en soi, car sans plan ni indication, nous étions contraintes à nous reposer sur les panneaux routiers, qui indiquent la direction voulue une fois tous les vingt kilomètres. Le plus drôle étant sans doute les panneaux de sortie d'autoroute ou de périph' qui ne sont pas placés avant la sortie, mais bien après. De manière à ce que tu te rendes compte qu'il fallait sortir lorsqu'il est déjà trop pour le faire, à moins de tenter une hasardeuse et suicidaire manoeuvre désespérée. Finalement, à force de tourner en rond et de scruter les plans sur les arrêts d'autobus (car impossible de mettre la main sur un office de tourisme pour se fournir en plan de la région, aucun n'étant indiqué), nous avons trouvé Sabadell. Mais notre amusement n'était pas terminé, car l'hôtel choisi se trouvait dans un quartier plus qu'excentré, et les routes intérieures espagnoles sont encore plus mal indiquées que les périphériques. Mais notre acharnement, une certaine dose de chance et les plans sur les arrêts de bus nous ont conduit à bon port.
Il était alors quatre heures de l'après-midi. Nous avons alors revu notre programme pour qu'il soit plus réaliste. En gros, nous nous sommes contentées d'aller à Barcelone (je vous épargne les détails mais ne pas se perdre dans la ville a été un gros challenge aussi), toujours sans plan, et nous avons un peu promené sur les Ramblas, jusqu'au Port. Je tenais particulièrement à aller au Port, car j'avais adoré cet endroit lors de ma première visite.



Mon enthousiasme n'a pas diminué depuis, et nous avons flâné le long des quais jusqu'à la tombée de la nuit, avant de trouver un petit restaurant où j'ai pu étaler mes talents linguistiques (Olà, una mesa para dos personas, la cuenta por favor, etc. Oui, je suis bientôt bilingue). Sur le chemin du retour au parking, j'observais avec envie les espagnols qui se préparaient à un samedi soir de folie, tandis que moi, je rentrais me coucher (je me suis promise d'y revenir avec les copines, la prochaine fois. La ville toute entière est un appel à la fête, il faut en profiter, non ?). Heureusement, la chambre d'hôtel était classieuse, ça a un peu apaisé mon regret de n'être pas restée.
Le lendemain, nous avions prévu un programme assez chargé. Il faisait un temps magnifique, et malgré la chaleur la ville n'est pas assommée par la pollution, sans doute grâce à la proximité de la mer qui fournit en permanence un petit vent frais. Un peu plus dégourdie que la veille, j'ai trouvé (car c'est moi qui ai conduit pendant tout le week-end) sans trop de difficulté un parking près du musée Picasso que nous voulions visiter. Ce musée ne se trouve pas très loin de la Cathédrale et du Musée sur l'Histoire de la ville (station Jaume 1 de la ligne 4 si ça vous intéresse), et il est juste en face d'un charmant petit musée sur l'art précolombien, que nous avons visité en premier lieu (dans l'espoir également que la queue qui s'étalait devant le musée Picasso aurait un peu diminué à notre sortie). Je ne suis pas une grande fan de Picasso, hormis en ce qui concerne ses chefs-d'oeuvre, mais l'intérêt de ce musée est de montrer l'évolution de son art. Toutes les grandes oeuvres étant dispersées dans le monde entier (comme Guernica à Madrid), nous n'avons pu voir que les oeuvres "mineures" et tout plein d'esquisses. C'est assez marrant de voir comme il était terriblement conventionnel durant ses années d'étude (ses peintures sont alors une succession de nus académiques et de paysages). Il est passé par toutes les étapes, jusqu'à trouver sa manière à lui de s'exprimer. D'ailleurs au-début ses tentatives ne sont pas très folichonnes, mais ce n'est que mon avis.
Après une étape déjeuner (les tapas étaient savoureux, d'ailleurs), nous sommes allées à la Sagrada Familia. Je n'ai pas de photo à vous montrer du temple en son entier, car il est impossible de prendre une jolie photo depuis le sol (mais rappelez-vous, Google est votre ami, si jamais vous êtes curieux). La Sagrada Familia est l'oeuvre d'Antoni Gaudi (comme un grand nombre d'autres endroits de Barcelone), et ce type était vraiment un illuminé. La Sagrada est pleine de couleurs, de grappes de raisins, de colombes, et bien évidemment de sculptures religieuses. Il y a une dizaine de tours, et le tout forme un ensemble harmonieux mais hétéroclite, d'autant que certaines parties sont plus récentes que d'autres (la Sagrada est encore en construction, et ce, jusqu'à 2020 normalement...). L'intérieur est assez impressionnant, il manque encore une partie de toit, et il y a des mètres et des mètres d'échafaudages.

Vous pouvez voir ci-dessous deux photos de détails qui m'ont marquée par le style de sculpture. Les sculptures les plus anciennes sont dans un style religieux très conventionnel, mais celles-ci sont plus modernes, pas moches mais assez bizarres. Evidemment je suis une quiche en art, il y a sans doute beaucoup plus à dire.


Nous avons terminé cette journée de visite par un petit tour au parc Güell, autre petit plaisir de Gaudi. Pour l'atteindre il faut marcher un kilomètre depuis le métro, et croyez-moi, ça grimpe fort. Le parc est en effet situé sur les hauteurs de la ville. Gaudi était un malin, il a pensé à tout. Ce parc devait à l'origine accueillir plusieurs maisons, mais seules deux furent construites. Gaudi vécut quelques années dans l'une d'elles ; aujourd'hui cette maison est un musée exposant des meubles créés par lui. Les bâtiments du parc sont à l'image de la Sagrada Familia : plein de couleurs et de formes tarabiscotées. La vue depuis le toit du plus haut bâtiment est absolument magnifique (ce toit est accessoirement une place immense qui fait le bonheur de l'arnaqueur, pardon, du snack-boisson qui s'y est installé).

En bref, j'irais bien vivre là-bas.
(Oh, et la petite phrase de mon titre veut dire "Bienvenus à Barcelone" en catalan. Et d'autres photos sont disponibles ici : http://picasaweb.google.fr/Nimlatoastergirl/WeekEndBarcel...)
18:25 Publié dans Un oeil sur le monde | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 13 septembre 2007
L'infographie, ou comment se prendre le chou pour trois fois rien (et un kiwi)
Seulement un jour d'existence et déjà le blog fait peau neuve, avec une nouvelle bannière et la jolie couleur de fond qui va avec (parce que le bleu du modèle de base n'allait pas du tout du tout avec les couleurs de ma création). Oui. Création. Je n'ai pas peur des mots. Car je Crée, moi, Messieurs Dames ! Certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre d'innovation ni de technicité, mais j'y ai passé mon après-midi, à pondre cette bannière ! Il faut avouer que mon expérience de la création graphique était quasi-nulle avant aujourd'hui. Ainsi, rien que l'apprentissage du maniement du logiciel m'a pris des heeeures de tâtonnement et d'incompréhension devant les tutoriels aimablement proposés par des internautes altruistes. Puisqu'on parle du logiciel, j'en profite pour préciser que j'utilisais Gimp, le logiciel GNU donc libre de droit et donc GRATUIT (j'insiste, ce point-là est crucial, n'est-ce pas). Gimp est très facilement téléchargeable sur internet, et par conséquent, il est tout aussi facile d'avoir un petit geste civique et de crier tous ensemble : "Aux chiottes Photoshop !". En effet, il semble brusquement idiot de payer sa race pour le rejeton de Microsoft alors qu'un programme gratuit de qualité égale (et en toute subjectivité, beaucoup plus ludique) est disponible sur la Toile.
Quoiqu'il en soit, je suis assez contente du résultat (en tant qu'infographiste novice), même si au final, ça se résume à détourer trois images (ce qui n'est pas la partie la plus facile), à les redimensionner et à les arranger harmonieusement sur un espace en 770x320. Je compte m'attaquer à des choses plus complexes dans l'avenir, mais pour l'instant, l'urgence était de fournir une personnalité à ce blog. Alors non, je ne suis pas fanatique du mouton en plastique planté au bout d'un pic à brochette, c'est une bête allusion à l'animal domestique le plus répandu en Nouvelle-Zélande (et avouez que ces petites bêbêtes ont une bouille adorable). A côté trône un panneau indiquant la présence de kiwi, que je ne pouvais pas manquer d'ajouter à ma bannière étant donné que ce petit oiseau brun tout moche (soyons honnête) est l'emblème du pays. Enfin, je n'ai pas pu m'empêcher de jouer sur le double sens en vous collant d'office un superbe kiwi juteux à souhait. Je sais, c'était hyper facile mais je n'ai pas pu résister. Vous avez le droit de me lapider à coup de pignons. Et ça vaut aussi pour mon titre de blog foireux.
Pour conclure ce post consacré aux "innovations graphiques majeures" (mouarf) de ce coin de blogosphère, j'ai mis en haut à gauche la photo de Petite Nim, mon avatar vachesque et pelucheux. Parce que je trouve ça vachement plus drôle que de coller ma propre trombine, que ceux qui me connaissent ont déjà beaucoup trop vu, et que ceux qui ne me connaissent pas n'ont pas besoin de voir pour s'endormir la nuit. Sur ce, meuh à tous.
20:52 Publié dans Le coin qui sert à rien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : infographie
mercredi, 12 septembre 2007
Parenthèse introductive
Sans aucune originalité, je me lance à mon tour dans l'aventure bloguesque (blogueuse ? blogisante ? hmpf ! A quand l'édition du néologisme pour les nuls ?). Bref, il ne s'agit pas d'un énième skyblog (d'une, on n'est pas sur la bonne plateforme, et de deux, je ne sais pas écrire en sms. Même dans mes textos.), mais simplement d'un petit coin virtuel où déposer mes humeurs et découvertes en pays kiwi. En l'occurrence je ne suis pas encore partie. J'ai toujours les deux pieds bien ancrés en pays narbonnais (petite province du tiers-monde entre Toulouse et Montpellier - grossièrement - pour ceux qui visualiseraient mal), et ce, jusqu'à novembre prochain. Ensuite, à moi les antipodes !
Ce blog sera donc le prétexte à un étalage indécent des (més)aventures qui m'arriveront au paradis du mouton (oui, je compte battre le record du nombre de synonymes, métaphores et allusions diverses à la Nouvelle-Zélande). C'est une nécessité pratique, car il me sera impossible de faire un bilan exhaustif et palpitant de ma vie sous le trou de la couche d'ozone (mais si, rappelez-vous, le trou de la couche d'ozone est juste à côté du pays des Maoris. Comment ça, je digresse trop ?!) à toutes les personnes qui me l'ont demandé, et de plus, c'est beaucoup plus sympa qu'un mail basique. J'y mettrai donc des photos, peut-être des vidéos, en tout cas toutes sortes de choses diverses et variées.
Pour être honnête, je ne parlerai sans aucun doute pas uniquement de la Nouvelle-Zélande (New-Zézé pour les intimes. Hem), mais d'un peu tout et n'importe quoi, selon ce qui me passera par la caboche et ce que je jugerai suffisamment intéressant (ben oui, je ne vais pas vous parler de la reproduction du cacatoa à poil dur en Amazonie méridionale, je doute que vous, lecteurs, soyez intéressés par ce genre de spécificités zoologiques).
Attendez-vous quand même à un joyeux foutoir, je ne suis pas proprement réputée pour mon sens de l'organisation. Et n'hésitez pas à blablater dans les commentaires, c'est fait tout-exprès.
21:50 Publié dans Le coin qui sert à rien | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : introduction


